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Moustique tigre : Surveillance renforcée

Le ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une opération de « surveillance renforcée » du moustique tigre aurait lieu du 1er mai au 30 novembre en métropole. Dans chaque commune, les habitants sont invités à signaler la présence de cet insecte vecteur de maladies potentiellement graves : la dengue, le chikungunya et le virus zika.

Parallèlement, un arrêté préfectoral a été pris le 29 mars 2018, autorisant les agents chargés de la lutte contre les moustiques à pénétrer dans les propriétés publiques et privées pour procéder aux opérations prévues dans la loi n°64-1246 du 16 décembre 1964 relative à la luttr contre les moustiques.

Le ministère précise que ce moustique (aedes albopictus de son nom savant) est désormais présent dans 42 départements de métropole, contre une vingtaine il y a deux ans seulement. Ces départements sont quasiment tous situés dans le sud du pays, mais la Vendée, le Val-de-Marne, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin sont également concernés. À l’est du pays, la présence du moustique tigre « remonte » plus au nord qu’à l’ouest, jusqu’en Saône-et-Loire.
Le gouvernement poursuit un double objectif : « limiter le risque d’importation et de circulation des virus », et « ralentir la progression de l’implantation du moustique tigre dans les départements de métropole ».
Il commence donc par livrer des mesures de précaution aux voyageurs qui se rendent, en particulier, à La Réunion, mais aussi dans les autres zones où ces virus sont présents (les Antilles, la Polynésie française, l’Amérique centrale et du Sud, les îles françaises du Pacifique, Mayotte, les Seychelles, la Guyane, l’Asie du Sud-Est). Il attire l’attention des voyageurs sur le fait que si une personne revient en métropole contaminée par un de ces virus, elle deviendra elle-même vecteur des virus : si elle est piquée par un moustique tigre, celui-ci sera infecté et infectera à son tour d’autres personnes. C’est ce qui explique que des cas « autochtones » de ces trois maladies soient apparus en métropole ces dernières années : il ne s’agit plus de personnes ayant contracté la maladie en voyage, mais bien sur le territoire métropolitain. L’an dernier, 17 cas autochtones de chikungunya ont par exemple été détectés dans le Var.
Il est donc essentiel, dans les départements concernés par la présence du moustique tigre, d’inviter la population à « participer à la lutte contre la prolifération du moustique tigre », en particulier en faisant le maximum pour supprimer les eaux stagnantes – où ces insectes pondent. Il est donc conseillé « d’enlever les soucoupes des pots de fleur ou de les remplir de sable », de « vérifier le bon écoulement des gouttières », de supprimer les « pneus usagés » où l’eau s’accumule.
Par ailleurs, le ministère lance une sorte de campagne collaborative de repérage du moustique tigre, en demandant à toutes les personnes qui en ont vu un dans leur commune de la signaler, soit sur un site internet dédié, soit sur une application sur smartphone (l’application gratuite IMoustique). Le site comme l’application donnent des informations utiles pour reconnaître cet insecte : contrairement à l’impression que pourrait donner son nom, le moustique tigre est particulièrement petit ; et il est aisément reconnaissable à ses rayures noires et blanches sur le corps et les pattes.

Documents utiles :

- Arrêté préfectoral 2018 autorisant les agents du service de lutte contre les moustiques (SLM 67) à pénétrer ans les propriétés publiques et privées ;

- Arrêté en vigueur du 11 mai 2017 relatif aux modalités de mise en oeuvre du plan national anti-dissémination du chikungunya et de la dengue dans le département du Bas-Rhin et son annexe ;

- Portail de signalement du moustique tigre

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